On ne parle que de haute définition, mais en dehors de certains grands magasins qui disposent de vidéos à ce format, il n'est pas évident de savoir exactement de quoi il s'agit et quel matériel acquérir pour en profiter...
Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques définitions qui vous permettront de mieux comprendre les termes qui seront fréquemment employés plus loin. Tout d'abord la résolution :
Appelée également définition d'écran, la résolution est en quelque sorte la matrice d'affichage de l'écran : elle est composée d'un ensemble de points lumineux ou pixels. On la définit par la multiplication du nombre de pixels selon l'horizontale par le nombre de pixels selon la verticale. Ainsi, une télévision 4/3 «classique» qui compte 576 lignes de 720 pixels chacune a une résolution de 414 720 pixels (720x576).
La télévision en haute définition, ou TVHD, permet d'apporter bon nombre d'améliorations dont le format de l'image qui passe du 4/3 au 16/9, une meilleure résolution de l'image (on passe de 576 lignes affichées à un maximum de 1080) et de nouvelles fonctionnalités de gestion des droits pour le plus grand bonheur des diffuseurs.
Pour regarder un téléviseur 4/3 «classique» dans de bonnes conditions, la distance idéale est d'environ 4 fois la diagonale de l'écran. Avec l'arrivée des écrans plats, les tailles des téléviseurs ont sensiblement augmenté pour atteindre aujourd'hui 107cm, voire 165cm pour les plus imposants. Mais les dimensions de nos salons n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions, bien au contraire ! Pour conserver une même qualité d'image avec des écrans que l'on regarde de plus en plus près en rapport à leur diagonale, il faut donc augmenter le nombre de points qui les compose (leur définition).
En augmentant la définition de l'image, on augmente son niveau de détail, c'est que qui donne aux vidéos TVHD leur grande finesse.

A ce jour, la télévision haute définition se décline en trois formats : 1080i, 720p et le 1080p. Mais quelles en sont les différences ?
Chacun des deux principaux formats (1080i et 720p) ont leurs avantages et leurs lacunes, et on ne peut objectivement dire que l'un est meilleur que l'autre, tout dépendant du contenu affiché.
Les diffuseurs également se posent la question de la norme à adopter : Si le 1080i donne des images de meilleure qualité, le 720p quant à lui permet de bénéficier d'un meilleur taux de rafraichissement et donc d'offrir une image plus nette lors de mouvements rapides. Les chaînes de télévision vont donc opter pour un format ou l'autre en fonction de leur contenu : Une chaîne sportive préfèrera privilégier le 720p alors qu'une chaîne documentaire optera pour le 1080i...
Le contenu haute définition : Il arrive progressivement et aujourd'hui il existe deux principaux modes de diffusion permettant de bénéficier d'un contenu HD :
Qui dit numérique dit également duplication sans perte de qualité, et ça, les
producteurs de contenu y sont farouchement opposés. Intel les a entendus et a
développé le HDCP ou High-bandwidth Digital Content Protection que l'on peut
traduire par «Protection des Contenus Numériques Haute Définition». Il est
destiné à contrôler les flux audio et vidéo numériques transitant par les
connexions HDMI ou DVI pour les protéger contre
la copie.
Seuls les fabricants de matériel et les diffuseurs de contenu ayant obtenu une licence peuvent intégrer cette technologie. Pour l'utilisateur, elle implique que toute la chaîne de diffusion soit compatible HDCP (récepteur, enregistreur et écran). En pratique, un film ou même un match protégé diffusé en HD sur un bouquet satellite pourra être visualisé haute définition sur un téléviseur HD à condition que ce dernier soit compatible HDCP. Si ce n'est pas le cas, le téléspectateur obtiendra dans le meilleur des cas un affichage en qualité détérioré (basse résolution), et dans le pire des cas un écran noir (en fonction du choix du diffuseur). De même, le diffuseur garde la main sur les possibilités d'enregistrement : il peut autoriser ou non la pause sur le direct (time shifting) et/ou l'enregistrement du programme.
Problème : Si la plupart des lecteurs (Blu-ray et HD DVD) et des écrans tv haute définition du marché sont aujourd'hui compatibles HDCP, ce n'est pas encore le cas des moniteurs informatiques et des cartes graphiques. Deux points a vérifier avant d'investir dans un lecteur Blu-ray ou HD DVD pour PC sous peine de ne pas pouvoir lire les films HD édités sur ces supports...
Sur les écrans des téléviseurs haute résolution, fleurissent les labels et il est bien difficile pour un amateur non confirmé de s'y retrouver.
Ce label, défini par l'EICTA (European Information and Communication
Technology Industry Association) et lancé en grandes pompes en juin 2005,
est le seul véritable label «officiel». Pour pouvoir être apposé sur un
appareil, son fabricant s'engage a respecter un cahier des charges strict :
Attention avec cette appellation car elle n'a jamais été clairement
définie et il ne s'agit pas à proprement parler d'un label. Dans la
pratique, elle est souvent utilisée pour les appareils haut de gamme
affichant une résolution de 1920x1080 pixels (1080i et 1080p). Avant de
craquer pour un écran de ce type, il faut tout de même vérifier que la
compatibilité avec le système anti-copie HDCP est pleinement assurée sous
peine de se retrouver face à un écran noir !
Histoire
de compliquer un peu les choses (c'est vrai que tout était jusqu'alors
beaucoup trop simple), l'EICTA a lancé en mars 2006 le label HD
TV qui se destine aux appareils capables de recevoir, traiter et de
transmettre un signal haute définition. Il peut donc se retrouver apposé sur
des terminaux TNT, satellite, câble et même ADSL, des lecteurs enregistreurs
/ graveurs de salon et bien entendu sur les téléviseurs ! C'est d'ailleurs
sur ces derniers que la confusion peut s'installer car là où le label HD
Ready impose des entrées analogiques et numériques, le label HDTV quant à
lui laisse la liberté du type d'entrée au fabricant (numérique ou
analogique)...La haute définition a rendu obsolètes les connecteurs analogiques traditionnels cinch et autres péritel. Pour relier tous les appareil de la chaîne vidéo haute définition en numérique et pour pouvoir maitriser les droits d'utilisation du contenu via le HDCP que nous avons abordé plus haut, deux nouveaux types de connexion ont fait leur apparition : Le DVI et le HDMI.
Le HDMI est une connexion qui a été développée par un consortium emmené par
Hitachi, Matsushita, Philips, Silicon Image, Sony, Thomson et Toshiba pour la transmission des signaux vidéo et audio numériques dans un seul et même câble.
Lancée dans sa première version en décembre 2002, cette norme de connexion a été
révisée en mai 2004 (version 1.1), en août 2005 (version 1.2) et finalement en
juin 2006 (version 1.3) pour y ajouter de nouvelles fonctionnalités et améliorer
la compatibilité entre appareils.